Depuis quelques années, je rencontre de jeunes étudiants le temps d’ateliers photo : des échanges passionnants et des regards neufs sur des projets tournant souvent autour du portrait, de l’environnement immédiat et des objets personnels ; Les images, nous les créons ensemble, et dans l’espace et le temps pourtant délimité des ateliers, je suis toujours étonnée cette capacité à s’affranchir des conventions, de leur liberté hors cadre. L’aboutissement des projets donne le plus souvent lieu à une exposition ou un livre, autant d’images que d’élèves sinon plus, ici je ne propose que quelques extraits épars de 4 lycées et un collège, partout en France, soutenue par le FRAC PACA, la  DRAC , dispositifs Eureka de la région, ou chapeauté  par le pôle de photographie Stimultania (www.stimultania.org)

 

 

 

« […] Une approche à pas feutrés, presque intime, où la photographie se fabrique à l’extérieur, libre et tranquille, pour jouer avec l’environnement, avec les corps et les visages. Chacun aura apporté son ou ses objets personnels et chargés d’histoires. C’est ensuite dans la marche qu’un dialogue s’installe. Le temps imparti est court, les prises de vue sont spontanées, intuitives.
En résulte une série de photographies où se mêlent la production des élèves – photographies d’objets, de détails rencontrés sur le chemin – et celle de l’artiste qui s’attarde sur les visages, les regards, les attitudes. En résulte aussi un ensemble de mots, surgis au gré des excursions pour finir par se fondre les uns aux autres, former un tout.
Il y a là du bien réel et du poétique ; du concret – on touche presque du doigt les objets, les murs, les peaux – mais aussi du fragile et de l’impalpable. Tous ont livré un morceau de ce qu’ils sont avec cette générosité qui n’est possible qu’en cas de confiance. Une sorte d’abandon, pudique, subtil, offert le temps d’une marche à une photographe qui a su se placer là où il faut pour accueillir les vibrations. » Matilde Brugni pour Stimultania.